De "Fantographies" à la série "PhotoPictus", en passant par "L'Album de Marcel Proust" : un cheminement plastique et intellectuel qui va de compositions à l'acrylique et transfert d'images à l'image numérique, Gérard Bertrand ne glisse pas d' une technique à une autre par seul désir d'expérimentation. Il se sert - avec maîtrise - de celle qui exprime le mieux ses rêveries intérieures : mettre en situation dans le contexte social et historique de leurs époques, ses héros du monde littéraire et musical. Regarder ce qui jamais ne fut, telle est sa démarche avec ses "photographies recomposées".
Catherine Roujean
"Fantographies", "The spider of the boilers"," The Album of Franz Kafka", "The album of Marcel Proust", "The Album of Alfred Hitchcock" : an intellectual and advance fine arts creation that goes from compositions to the acrylic resin and transfer of images to digital images. Gerard Bertrand does not slip from a technique to another by mere desire of experimentation. He uses- with control - the one that expresses the best his interior daydreams : to put in situation in the social and historical context of their times, his heroes of the literary and musical world. With the "recomposed photographs", he expresses his wish to look at what never existed.
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Eyemazing le magazine
un article de Anna Samson
sur ce site



Collège de 'Pataphysique Viridis Candela
15 sable 134 EP vulg. 15 décembre 2006
sur ce site


A propos de L'Album de Proust
un article de Christophe Journet
Un trafiquant d'images numériques angevin revisite Proust et Kafka
L'artiste angevin Gérard Bertrand est l'invité du prestigieux institut de Berlin-Brandebourg. Pour un hommage à Kafka.
suite


Dans
Chasing The Perfect,
un livre de
Natalia Ilyin
(Metropolis Books New York)
Une illustration
sur ce site

 


Alain de Botton
un avis autorisé
celui de l'auteur de "Comment Proust peut changer votre vie" ("How Proust Can Change Our Life")

"What lovely images, I think they would have amused and delighted both Kafka and Proust - which is quite an achievement! Thank you so much for letting me know about them and many congratulations.
With good wishes."
Alain


(Quelles belles images, je pense qu'elles auraient amusé et enchanté Kafka et Proust - ce qui est réellement un exploit ! Merci beaucoup de me les avoir fait connaître et toutes mes félicitations.
Bien à vous.)


ARTetc
Kafka meets Thelonius Monk? French digital artist and Kafka enthusiast Gérard Bertrand has created perhaps the strangest ever Kafka web-site.Entitled Mr. K’s Album, the site is a photo album of encounters and juxtapositions between Kafka and various historical figures — writers, jazz musicians and painters for the most part — in a collection of variously cranky settings. It sounds daft, but it’s good fun — take a look.

(Kafka rencontre Thelonious Monk ?

L'artiste numérique français, fervent admirateur de Kafka, Gérard Bertrand a peut-être créé le site internet le plus étrange jamais consacré à Kafka.
Intitulé "L'Album de Monsieur K" , ce site est un album de photos de rencontres et de juxtapositions de Kafka avec diverses figures historiques— auteurs, musiciens de jazz et peintres pour la plupart— formant une série de mises en scène bizarres. Cela peut sembler fou, mais c'est très amusant. Jetez-y un oeil.)


Site ARTSetc


Le Courrier français l'hebdomadaire
un article de Philippe Martinet
sur ce site

 


Ring magazine
site de la semaine
Sur ce site deux albums, deux allers dans l'univers surréaliste de Gérard Bertrand dont le retour n'est pas garanti. Prenez garde, mais allez-y tout de même ou vous risqueriez de passer à côté d'un scoop arraché à une imagination vive et délirante... à suivre

 


P, H, K...Les RDV par Jacques Reverdy

Ne bougez plus ! ici passe Kafka …N’avancez pas ! là regarde Proust …Tournez-vous lentement ! sur votre ombre surgit Hitchcock …Soyez prudent ! d’autres demain suivront …
Le rêve a glissé peu à peu vers une troublante réalité et sous vos pieds doucement balancés les repères de la raison basculent dans un infini étonnement.
L’image s’inscrit sur l’écran, le virtuel méditatif de Gérard Bertrand s’offre au déchiffrement : énigme à dévoiler, rébus à effleurer, sortilège à exorciser. Sous peine, n’en doutez pas, de rester à jamais sur l’incertaine arête du trouble et du désir.
à suivre...

 


telerama.fr
site du jour (mai 2004)
Avis aux fans de Kafka ! Un album d'images sépias raconte les errances de Monsieur K., au château de Prague notamment, et ses rencontres avec Borges, Perec, Monk ou Parker. Des montages photos conçus par un auteur à l'imagination vagabonde...

 


Lunettes rouges
Blog du Monde
"L'ARTISTE DU MOMENT
Ici, de temps en temps, un site ou un blog d'artiste qui m'a plu. Le seul sur mon blog. Changement au gré du temps (à peu près tous les mois), et de mes découvertes."
En mars 2006, le site choisi fut celui-ci.


A propos de L'Album de Kafka
Christophe Journet
Le public serait inspiré d'aller faire un tour du côté de ce plasticien au long cours, discret et polytechnicien chevronné, parmi les rares à savoir maîtriser dans le même projet la peinture à l'huile, le dessin, la photographie artistique, l'image virtuelle, la publication assistée par ordinateur et … la littérature internationale contemporaine saisie à son plus haut degré de qualité...
sur ce site


La Mer Gelée
www.la Mer Gelée
Très pince sans rire, l'univers de Gérard Bertrand ose de très belles, de très improbables collisions entre Kafka, grand praticien de l'ivresse à l'eau pure, et ... Michel Simon, Kandinski ou Thelonious Monk. Mais on trouvera aussi sur ce site la série de l'Araignée, où le détournement et le collage sont pratiqués avec virtuosité. (saluons au passage Fitzcarraldo / Kinski, un autre délirant à froid!).

Jazzmagazine
www.jazzmagazine
Galerie: expositions


Micro Hebdo
OEuvres en sépia
Dans sa galerie virtuelle, Gérard Bertrand invite les internautes à découvrir un univers créatif aux tonalités sépia. En feuilletant l'album « Monsieur K » , le visiteur pénètre dans un monde surréaliste peuplé d'assemblages d'images numériques. L'artiste confie avoir voulu restituer « le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée » qui baigne les écrits de Kafka. La seconde série, baptisée « l'araignée des chaudières » , est faite de compositions réalisées à partir de vieilles illustrations et d'aquarelles au brou de noix. Une courte biographie de l'artiste complète le site.
Coralie Cathelinais
L'avis de la rédaction
On aime
La qualité des oeuvres et des légendes.
On n'aime pas
L'impossibilité d'agrandir les oeuvres, la biographie succincte.
Mention Bien



Photos Nouvelles

illustration août 2004


AnnuwebART
Galerie du mois (avril 2005)


l'E-novateur
mai 2005
Kafka à l’honneur
Gérard Bertrand dédie un site Internet à l’incontournable Franz Kafka. Loin du fanzine ou d’études bibliographiques l’instigateur du projet propose « les images de Kafka » au travers d’un album aux clichés touchant au plus près l’univers de l’écrivain tchèque.[...]
Un site à ne pas manquer pour les amateurs de Kafka mais également pour tous les férus de véritables photographies d’Art, celles qui ont et racontent une histoire.




Le blog littéraire de Jean-Jacques Nuel

Gérard Bertrand, artiste inventeur d'images, nous propose sur son site une série de 16 photographies, "L'Album de Monsieur K."[...]
Un voyage dans le temps et dans l'imagination, des scènes irréelles mais d'une secrète cohérence. Les éclairages, les compositions, les atmosphères et le ton sépia ont été choisis pour restituer au mieux le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée qui baigne les écrits de Kafka. Le regard admiratif que porte Gérard Bertrand sur le génial écrivain qui hanta la Ruelle d'Or de Prague n'exclut pas la distance, une ironie respectueuse que n'eût pas reniée l'auteur du Procès.


Littératures & Compagnies

Un travail remarquable, tant dans sa conception graphique que dans les relations sémantiques établies entre des oeuvres littéraires et artistiques qui tissent un réseau de concordances et de dissemblances. A examiner avec attention. (29-05-05)


Continuum,
le journal quotidien de Manuel M. Martin

Sur les traces de Kafka…

Au détour de l’entrebâillement de cette fantastique fenêtre sur l’absolu que représente Internet émergent de temps à autre des moments particuliers, laissez-moi en partager un avec vous aujourd’hui.
Qui était Kafka ?
Beaucoup pensent avoir, à des degrés divers, une réponse pertinente à proposer. Elle s’articulera souvent sur la haine portée par l’auteur à toute forme de hiérarchie et sur sa peur viscérale de la mort, de la douleur et de la déchéance.
Cet effet miroir entre ses écrits et notre propre questionnement étant assurément une des forces majeures d’une œuvre sans doute encore plus pertinente aujourd’hui qu’au début du XXème siècle.
Miroir / Image. Interrogation / Evolution…
Or, la découverte récente de la réflexion menée par Gérard Bertrand sur Kafka me semble être autant d’une grande pertinence que d’une superbe innovation. Il a imaginé (Rarement le terme n’a été aussi bien choisi) le « Voyage de Monsieur K. » !
Cette pérégrination de Prague à Vienne, en passant par d’autres lieux improbables et pourtant évidents va lui permettre de rencontrer dans une bulle musicale, Charlie Parker, Lester Young, Billie Holiday et Thelonious Monk.
Imagination, avais-je dit ? Le voyage continuera avec Borges ! Borges que le Genevois que je suis croise donc à nouveau avec tant de bonheur mais aussi Georges Perec, Julien Gracq et André Breton…
Rassasié ? Remontez dans le train, il part pour de nouvelles escales créatives qui ont pour noms : Kandinsky, Vigo, Garouste, Hopper, Freud ou Tati !
Le travail de Gérard Bertrand n’est pas que graphique, bien que le support soit visuel, il est aussi sémantique, philosophique et humaniste car la rencontre rêvée d’esprits étonnants génère un résultat détonnant…


Le blog littéraire de Jean-Jacques Nuel
http://nuel.hautetfort.com/

Rêverie sur Proust

Gérard Bertrand récidive… après son album remarqué sur Kafka, que j’avais signalé sur ce blog (billet du 28 mai 2005), il met en scène Marcel Proust, qui reçoit à son tour un hommage « décalé », humoristique et attendri. Comme pour le précédent album, le créateur Gérard Bertrand imagine des situations, des rencontres improbables mais virtuellement possibles, car les protagonistes réunis sur ces faux clichés sont contemporains. Ainsi de la photo montrant Proust à la table du Club des Découvreurs en compagnie de Sigmund Freud, Marcel Duchamp, Albert Einstein et James Joyce. La littérature revisitée dans un songe de mémoire.
(Le 7 novembre 2005)


Continuum,
le journal quotidien de Manuel M. Martin

Un appareil photo à la sensibilité particulière…
Quelle image avons-nous de Marcel Proust ?
Pour votre serviteur, une ombre de tristesse, un cortège de malheurs et le froid de la solitude sont inextricablement appelés à l’évocation du Goncourt des « Jeunes filles en fleur ».Quel plaisir alors de surprendre cet auteur, qui s’excluait absolument du monde pour écrire, dans de fantastiques rencontres !
Les plus fidèles d’entre vous se souviendront du travail de Gérard Bertrand que j’avais évoqué dans une ancienne chronique, il avait obtenu du grand Kafka qu’il nous prenne par la main dans un voyage spatio-temporel inénarrable.Au tour de Marcel Proust de se laisser dévoiler par Gérard Bertrand ! Et qui mieux que Kafka pour faire le passage de témoin ? (photo)
On se prend à rêver que ces moments ne soient pas sortis de l’imagination de leur auteur et qu’un des ouvrages les plus fameux de Proust voit son titre justifié un siècle plus tard…
Albert Einstein, Sigmund Freud, Marcel Duchamp et James Joyce (Dans le désordre), excusez du peu… (photo)
Qu’auraient pu se dire Duchamp et Proust ? Un vertige s’empare de nous qui connaissons l’intégralité de leur trajectoire.
Mais, mon ressenti de Proust est trop fort pour que je continue à dévoiler ici les échappées oniriques de Gérard Bertrand (Ne manquez surtout pas les autres images sur www.gerard-betrand.net).Je souhaite donc refermer cette parenthèse sur 2 images qui résument une vie entièrement dédiée à la littérature. Première « photo » : Proust et son grand ami Alfred Agostinelli, engagé comme chauffeur et secrétaire et qui mourra en 1914. Ce nouveau décès une dizaine d’années après celui de son père et de sa mère à 2 ans d’intervalle, confirmera la noirceur d’un destin tragique.Concluons par le 44 rue Hamelin (photo) où Proust va finir sa vie terrestre et quitter ce corps souffreteux qui lui interdisait depuis si longtemps d’être ce pur esprit qu’il aspirait tant à devenir…Merci et bravo à Gérard Bertrand !



De la photographie au questionnement de l’image
par Jacques Reverdy

A propos de la série PhotoPictus

Gérard Bertrand est un infatigable voleur d’images, fixes, animées, peu lui importe : tout ce qui passe à la portée de son œil intérieur est capturé. Mais nous verrons que là ne s’arrête pas son rapport à l’image.

Un regard singulier
Ses choix initiaux lorsqu’il "photographie" attestent déjà d’un regard singulier et notamment d’une attirance toute particulière pour les architectures, pour les espaces urbains considérés comme des espaces plastiques porteurs d’un devenir sûrement étranger à l’argumentaire de l’architecte : longs travellings de lignes fuyantes, enchevêtrement inextricable de charpentes, voûtes basculantes … et, comme un leitmotiv, le cube perspectif, qui va influencer de manière fondamentale la peinture italienne du Quattrocento, sous l’apparence de la scène de théâtre. Il importe de préciser que le plus souvent, le pittoresque n’apparaît pas comme la motivation première.

Une réalité décryptée
Mais l’œil ne se contente pas de ces repères architecturaux, bien d’autres prélèvements vont être opérés dans une réalité décryptée sous l’angle de l’insolite, du dérisoire, de l’inattendu, du banal souvent transgressé en obsédant symbole.
Nul doute que l’optique de ses « machines à images » n’ait subi quelque modification narquoise afin de produire des résonances déjà désaccordées par rapport au commun, tels ces pianos préparés grinçants et fascinants tout à la fois.
On l’aura compris, l’image n’existe que dans son œil ou plutôt son œil seul est en mesure de disséquer ainsi cette réalité complexe et polysémique.
Là pourrait s’arrêter le constat, presque banal : Gérard Bertrand est photographe et comme tout photographe authentique son regard est personnel et à ce titre sa production relèverait de l’album-photo.

Des images à "habiter"
En fait il n’en est rien : ce qui vient d’être évoqué n’est qu’un inventaire minutieux et prémédité, même si les rencontres paraissent relever de l’opportunisme.
Cette phase n’est que le prélude à l’exigence qui le pousse à transformer, triturer, violenter les images recueillies forcément insuffisantes malgré leurs évidentes qualités techniques, esthétiques. Gérard Bertrand ne s’inscrit pas dans l’orthodoxie de la pratique photographique conçue comme un reportage ou un documentaire.
Les images volées vont subir une mutation qui va leur donner l’apparence de mondes inconnus, de réalités nouvelles et inattendues. Lorsque son œil se porte derrière le viseur c’est toute sa culture qui affleure et qui va féconder la proie choisie : il diffuse dans la prise de vue un précipité – au sens chimique du terme – de la vie qu’il s’est construite au travers de ses pôles d’attraction, de ses colères, de ses gourmandises, de ses nostalgies, de son humour incisif. Ainsi développe-t-il une alchimie de la connaissance à double sens : il semble se découvrir lui-même en même temps qu’il élabore un outil de communication d’une savante richesse.
Il développe donc une sorte d’introspection dans la mesure où la re-composition de l’image – pour utiliser ses propres termes – réclame un long travail de recherche mémoriel et encyclopédique , d’interventions sur les lumières, les textures, les mises en relation avec son univers. Il semble à la fois convoqué et dévoilé par l’image initiale qui se comporte comme un révélateur.
Et en cela la démarche apparaît ainsi dans toute la splendide inutilité de la création : cette quête insatiable et dévorante qui ne conduit qu’à soi-même au long d’un parcours en boucle aux limites indéfiniment repoussées …

Une série d'images..."uniques"
A cet égard, le choix du titre générique donné à sa dernière série est signifiant : Photopictus, référence appuyée à la pratique picturale - qui est aussi l’un de ses modes d’expression – avec laquelle il établit ainsi une liaison de forme et de sens.
Dans ses précédentes séries consacrées à Proust, Kafka, Hitchcock, l’accent était mis sur le personnage lui-même recréé au travers de son histoire propre, voire de sa légende, ou plutôt, si l’on pénètre plus avant dans la réception de l’image, non seulement recréé mais serti dans l’univers singulier de Gérard Bertrand par le médium du Jazz par exemple, l’un de ses pôles d’attraction privilégiés, qu’il fait partager, sinon découvrir à ses hôtes. Cette appropriation dans son champ culturel pouvant se vérifier au travers de tous les montages réalisés.
Dans les images de Photopictus – réalisation la plus récente - le champ exploratoire s’est élargi, chaque image échappe à la contrainte thématique de la série et devient autonome.
Chacune est le résultat de sa propre logique plastique, idéologique et symbolique.
Chacune développe sa part de rêve et assume l’avenir vers lequel elle propulse le regardant.
L’album photo est décidément bien loin qui renvoie à la simple consolidation des souvenirs et des nostalgies. Ici rien de tel : c’est l’image d’après, celle attendue, qui tend à s’imposer dans sa potentielle virtualité.

Il s’agit bien de cette quête incessante de la limite sans cesse repoussée. Et l’on pourrait imaginer que par une densification volontaire des moyens et de la pensée une seule image initiale pourrait être re-composée à l’infini en de multiples avatars, comme autant de miroirs de la curiosité toujours en éveil et du temps qui passe.
Mais cela ne peut-être : on l’aura compris, Gérard Bertrand ne saurait s’inscrire dans aucune logique fantasmée, il nous appartient de rester attentif aux surgissements à venir.