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Eyemazing
le magazine
un article de Anna Samson
sur
ce site
Collège de 'Pataphysique Viridis Candela
15 sable 134 EP vulg. 15 décembre 2006
sur
ce site
A propos de L'Album de Proust
un article de
Christophe Journet
Un
trafiquant d'images numériques angevin revisite Proust et Kafka
L'artiste
angevin Gérard Bertrand est l'invité du prestigieux institut de
Berlin-Brandebourg. Pour un hommage à Kafka.
suite
Dans
Chasing
The Perfect,
un livre de
Natalia Ilyin (Metropolis
Books New York)
Une illustration
sur
ce site
Alain
de Botton
un avis autorisé
celui
de l'auteur de "Comment
Proust peut changer votre vie" ("How Proust Can Change Our
Life")
"What
lovely images, I think they would have amused and delighted both Kafka and Proust
- which is quite an achievement! Thank you so much for letting me know about them
and many congratulations.
With good wishes."
Alain
(Quelles
belles images, je pense qu'elles auraient amusé et enchanté Kafka
et Proust - ce qui est réellement un exploit ! Merci beaucoup de me les
avoir fait connaître et toutes mes félicitations.
Bien à
vous.)
ARTetc
Kafka
meets Thelonius Monk? French
digital artist and Kafka enthusiast Gérard Bertrand has created perhaps
the strangest ever Kafka web-site.Entitled
Mr. Ks Album, the site is a photo album of encounters and juxtapositions
between Kafka and various historical figures writers, jazz musicians and
painters for the most part in a collection of variously cranky settings.
It sounds daft, but its good fun take a look.
(Kafka
rencontre Thelonious Monk ?
L'artiste numérique français,
fervent admirateur de Kafka, Gérard Bertrand a peut-être créé
le site internet le plus étrange jamais consacré à Kafka.
Intitulé
"L'Album de Monsieur K" , ce site est un album de photos de rencontres
et de juxtapositions de Kafka avec diverses figures historiques auteurs,
musiciens de jazz et peintres pour la plupart formant une série de
mises en scène bizarres. Cela peut sembler fou, mais c'est très
amusant. Jetez-y un oeil.)
Site
ARTSetc
Le Courrier français l'hebdomadaire
un article de Philippe Martinet
sur
ce site
Ring
magazine
site de la semaine
Sur
ce site deux albums, deux allers dans l'univers surréaliste de Gérard
Bertrand dont le retour n'est pas garanti. Prenez garde, mais allez-y tout de
même ou vous risqueriez de passer à côté d'un scoop
arraché à une imagination vive et délirante...
à
suivre
P, H, K...Les RDV par Jacques Reverdy
Ne bougez plus ! ici passe Kafka …N’avancez pas ! là regarde Proust …Tournez-vous lentement ! sur votre ombre surgit Hitchcock …Soyez prudent ! d’autres demain suivront …
Le rêve a glissé peu à peu vers une troublante réalité et sous vos pieds doucement balancés les repères de la raison basculent dans un infini étonnement.
L’image s’inscrit sur l’écran, le virtuel méditatif de Gérard Bertrand s’offre au déchiffrement : énigme à dévoiler, rébus à effleurer, sortilège à exorciser. Sous peine, n’en doutez pas, de rester à jamais sur l’incertaine arête du trouble et du désir. à suivre...
telerama.fr
site
du jour (mai 2004)
Avis
aux fans de Kafka ! Un album d'images sépias raconte les errances de Monsieur
K., au château de Prague notamment, et ses rencontres avec Borges, Perec,
Monk ou Parker. Des montages photos conçus par un auteur à l'imagination
vagabonde...
Lunettes
rouges Blog
du Monde "L'ARTISTE
DU MOMENT Ici,
de temps en temps, un site ou un blog d'artiste qui m'a plu. Le seul sur mon blog.
Changement au gré du temps (à peu près tous les mois), et
de mes découvertes."
En mars 2006,
le site choisi fut celui-ci.
A propos de L'Album de Kafka
Christophe Journet
Le
public serait inspiré d'aller faire un tour du côté de ce
plasticien au long cours, discret et polytechnicien chevronné, parmi les
rares à savoir maîtriser dans le même projet la peinture à
l'huile, le dessin, la photographie artistique, l'image virtuelle, la publication
assistée par ordinateur et
la littérature internationale
contemporaine saisie à son plus haut degré de qualité...
sur ce site
La
Mer Gelée www.la
Mer Gelée Très
pince sans rire, l'univers de Gérard Bertrand ose de très belles,
de très improbables collisions entre Kafka, grand praticien de l'ivresse
à l'eau pure, et ... Michel Simon, Kandinski ou Thelonious Monk. Mais on
trouvera aussi sur ce site la série de l'Araignée, où le
détournement et le collage sont pratiqués avec virtuosité.
(saluons au passage Fitzcarraldo / Kinski, un autre délirant à froid!).
Jazzmagazine
www.jazzmagazine
Galerie:
expositions
Micro
Hebdo OEuvres
en sépia Dans
sa galerie virtuelle, Gérard Bertrand invite les internautes à découvrir
un univers créatif aux tonalités sépia. En feuilletant l'album
« Monsieur K » , le visiteur pénètre dans un monde surréaliste
peuplé d'assemblages d'images numériques. L'artiste confie avoir
voulu restituer « le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée
» qui baigne les écrits de Kafka. La seconde série, baptisée
« l'araignée des chaudières » , est faite de compositions
réalisées à partir de vieilles illustrations et d'aquarelles
au brou de noix. Une courte biographie de l'artiste complète le site. Coralie
Cathelinais L'avis
de la rédaction
On aime
La
qualité des oeuvres et des légendes.
On n'aime
pas
L'impossibilité d'agrandir les oeuvres, la biographie
succincte.
Mention Bien
Photos
Nouvelles
illustration
août 2004
AnnuwebART Galerie
du mois (avril 2005)
l'E-novateur
mai
2005 Kafka
à lhonneur Gérard Bertrand dédie un site
Internet à lincontournable Franz Kafka. Loin du fanzine ou détudes
bibliographiques linstigateur du projet propose « les images de Kafka
» au travers dun album aux clichés touchant au plus près
lunivers de lécrivain tchèque.[...] Un site à
ne pas manquer pour les amateurs de Kafka mais également pour tous les
férus de véritables photographies dArt, celles qui ont et
racontent une histoire.
Le
blog littéraire de Jean-Jacques Nuel
Gérard
Bertrand, artiste inventeur d'images, nous propose sur son site une série
de 16 photographies, "L'Album de Monsieur K."[...]
Un
voyage dans le temps et dans l'imagination, des scènes irréelles
mais d'une secrète cohérence. Les éclairages, les compositions,
les atmosphères et le ton sépia ont été choisis pour
restituer au mieux le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée
qui baigne les écrits de Kafka. Le regard admiratif que porte Gérard
Bertrand sur le génial écrivain qui hanta la Ruelle d'Or de Prague
n'exclut pas la distance, une ironie respectueuse que n'eût pas reniée
l'auteur du Procès.
Littératures
& Compagnies
Un
travail remarquable, tant dans sa conception graphique que dans les relations
sémantiques établies entre des oeuvres littéraires et artistiques
qui tissent un réseau de concordances et de dissemblances. A examiner avec
attention. (29-05-05)
Continuum,
le
journal quotidien de Manuel M. Martin
Sur
les traces de Kafka
Au détour de lentrebâillement
de cette fantastique fenêtre sur labsolu que représente Internet
émergent de temps à autre des moments particuliers, laissez-moi
en partager un avec vous aujourdhui. Qui était Kafka ? Beaucoup
pensent avoir, à des degrés divers, une réponse pertinente
à proposer. Elle sarticulera souvent sur la haine portée par
lauteur à toute forme de hiérarchie et sur sa peur viscérale
de la mort, de la douleur et de la déchéance. Cet effet miroir
entre ses écrits et notre propre questionnement étant assurément
une des forces majeures dune uvre sans doute encore plus pertinente
aujourdhui quau début du XXème siècle. Miroir
/ Image. Interrogation / Evolution
Or, la découverte récente
de la réflexion menée par Gérard Bertrand sur Kafka me semble
être autant dune grande pertinence que dune superbe innovation.
Il a imaginé (Rarement le terme na été aussi bien choisi)
le « Voyage de Monsieur K. » ! Cette pérégrination
de Prague à Vienne, en passant par dautres lieux improbables et pourtant
évidents va lui permettre de rencontrer dans une bulle musicale, Charlie
Parker, Lester Young, Billie Holiday et Thelonious Monk. Imagination, avais-je
dit ? Le voyage continuera avec Borges ! Borges que le Genevois que je suis croise
donc à nouveau avec tant de bonheur mais aussi Georges Perec, Julien Gracq
et André Breton
Rassasié ? Remontez dans le train, il
part pour de nouvelles escales créatives qui ont pour noms : Kandinsky,
Vigo, Garouste, Hopper, Freud ou Tati ! Le travail de Gérard Bertrand
nest pas que graphique, bien que le support soit visuel, il est aussi sémantique,
philosophique et humaniste car la rencontre rêvée desprits
étonnants génère un résultat détonnant
Le
blog littéraire de Jean-Jacques Nuel
http://nuel.hautetfort.com/
Rêverie
sur Proust Gérard
Bertrand récidive
après son album remarqué sur Kafka,
que javais signalé sur ce blog (billet du 28 mai 2005), il met en
scène Marcel Proust, qui reçoit à son tour un hommage «
décalé », humoristique et attendri. Comme pour le précédent
album, le créateur Gérard Bertrand imagine des situations, des rencontres
improbables mais virtuellement possibles, car les protagonistes réunis
sur ces faux clichés sont contemporains. Ainsi de la photo montrant Proust
à la table du Club des Découvreurs en compagnie de Sigmund Freud,
Marcel Duchamp, Albert Einstein et James Joyce. La littérature revisitée
dans un songe de mémoire. (Le
7 novembre 2005)
Continuum,
le
journal quotidien de Manuel M. Martin
Un
appareil photo à la sensibilité particulière
Quelle
image avons-nous de Marcel Proust ? Pour
votre serviteur, une ombre de tristesse, un cortège de malheurs et le froid
de la solitude sont inextricablement appelés à lévocation
du Goncourt des « Jeunes filles en fleur ».Quel plaisir alors de surprendre
cet auteur, qui sexcluait absolument du monde pour écrire, dans de
fantastiques rencontres ! Les plus fidèles dentre vous se souviendront
du travail de Gérard Bertrand que javais évoqué dans
une ancienne chronique, il avait obtenu du grand Kafka quil nous prenne
par la main dans un voyage spatio-temporel inénarrable.Au tour de Marcel
Proust de se laisser dévoiler par Gérard Bertrand ! Et qui mieux
que Kafka pour faire le passage de témoin ? (photo) On se prend à
rêver que ces moments ne soient pas sortis de limagination de leur
auteur et quun des ouvrages les plus fameux de Proust voit son titre justifié
un siècle plus tard
Albert Einstein, Sigmund Freud, Marcel Duchamp
et James Joyce (Dans le désordre), excusez du peu
(photo) Quauraient
pu se dire Duchamp et Proust ? Un vertige sempare de nous qui connaissons
lintégralité de leur trajectoire. Mais, mon ressenti de
Proust est trop fort pour que je continue à dévoiler ici les échappées
oniriques de Gérard Bertrand (Ne manquez surtout pas les autres images
sur www.gerard-betrand.net).Je souhaite donc refermer cette parenthèse
sur 2 images qui résument une vie entièrement dédiée
à la littérature. Première « photo » : Proust
et son grand ami Alfred Agostinelli, engagé comme chauffeur et secrétaire
et qui mourra en 1914. Ce nouveau décès une dizaine dannées
après celui de son père et de sa mère à 2 ans dintervalle,
confirmera la noirceur dun destin tragique.Concluons par le 44 rue Hamelin
(photo) où Proust va finir sa vie terrestre et quitter ce corps souffreteux
qui lui interdisait depuis si longtemps dêtre ce pur esprit quil
aspirait tant à devenir
Merci et bravo à Gérard Bertrand
!
De la photographie au questionnement de l’image
par Jacques Reverdy
A propos de la série PhotoPictus
Gérard Bertrand est un infatigable voleur d’images, fixes, animées, peu lui importe : tout ce qui passe à la portée de son œil intérieur est capturé. Mais nous verrons que là ne s’arrête pas son rapport à l’image.
Un regard singulier
Ses choix initiaux lorsqu’il "photographie" attestent déjà d’un regard singulier et notamment d’une attirance toute particulière pour les architectures, pour les espaces urbains considérés comme des espaces plastiques porteurs d’un devenir sûrement étranger à l’argumentaire de l’architecte : longs travellings de lignes fuyantes, enchevêtrement inextricable de charpentes, voûtes basculantes … et, comme un leitmotiv, le cube perspectif, qui va influencer de manière fondamentale la peinture italienne du Quattrocento, sous l’apparence de la scène de théâtre. Il importe de préciser que le plus souvent, le pittoresque n’apparaît pas comme la motivation première.
Une réalité décryptée
Mais l’œil ne se contente pas de ces repères architecturaux, bien d’autres prélèvements vont être opérés dans une réalité décryptée sous l’angle de l’insolite, du dérisoire, de l’inattendu, du banal souvent transgressé en obsédant symbole.
Nul doute que l’optique de ses « machines à images » n’ait subi quelque modification narquoise afin de produire des résonances déjà désaccordées par rapport au commun, tels ces pianos préparés grinçants et fascinants tout à la fois.
On l’aura compris, l’image n’existe que dans son œil ou plutôt son œil seul est en mesure de disséquer ainsi cette réalité complexe et polysémique.
Là pourrait s’arrêter le constat, presque banal : Gérard Bertrand est photographe et comme tout photographe authentique son regard est personnel et à ce titre sa production relèverait de l’album-photo.
Des images à "habiter"
En fait il n’en est rien : ce qui vient d’être évoqué n’est qu’un inventaire minutieux et prémédité, même si les rencontres paraissent relever de l’opportunisme.
Cette phase n’est que le prélude à l’exigence qui le pousse à transformer, triturer, violenter les images recueillies forcément insuffisantes malgré leurs évidentes qualités techniques, esthétiques. Gérard Bertrand ne s’inscrit pas dans l’orthodoxie de la pratique photographique conçue comme un reportage ou un documentaire.
Les images volées vont subir une mutation qui va leur donner l’apparence de mondes inconnus, de réalités nouvelles et inattendues. Lorsque son œil se porte derrière le viseur c’est toute sa culture qui affleure et qui va féconder la proie choisie : il diffuse dans la prise de vue un précipité – au sens chimique du terme – de la vie qu’il s’est construite au travers de ses pôles d’attraction, de ses colères, de ses gourmandises, de ses nostalgies, de son humour incisif. Ainsi développe-t-il une alchimie de la connaissance à double sens : il semble se découvrir lui-même en même temps qu’il élabore un outil de communication d’une savante richesse.
Il développe donc une sorte d’introspection dans la mesure où la re-composition de l’image – pour utiliser ses propres termes – réclame un long travail de recherche mémoriel et encyclopédique , d’interventions sur les lumières, les textures, les mises en relation avec son univers. Il semble à la fois convoqué et dévoilé par l’image initiale qui se comporte comme un révélateur.
Et en cela la démarche apparaît ainsi dans toute la splendide inutilité de la création : cette quête insatiable et dévorante qui ne conduit qu’à soi-même au long d’un parcours en boucle aux limites indéfiniment repoussées …
Une série d'images..."uniques"
A cet égard, le choix du titre générique donné à sa dernière série est signifiant : Photopictus, référence appuyée à la pratique picturale - qui est aussi l’un de ses modes d’expression – avec laquelle il établit ainsi une liaison de forme et de sens.
Dans ses précédentes séries consacrées à Proust, Kafka, Hitchcock, l’accent était mis sur le personnage lui-même recréé au travers de son histoire propre, voire de sa légende, ou plutôt, si l’on pénètre plus avant dans la réception de l’image, non seulement recréé mais serti dans l’univers singulier de Gérard Bertrand par le médium du Jazz par exemple, l’un de ses pôles d’attraction privilégiés, qu’il fait partager, sinon découvrir à ses hôtes. Cette appropriation dans son champ culturel pouvant se vérifier au travers de tous les montages réalisés.
Dans les images de Photopictus – réalisation la plus récente - le champ exploratoire s’est élargi, chaque image échappe à la contrainte thématique de la série et devient autonome.
Chacune est le résultat de sa propre logique plastique, idéologique et symbolique.
Chacune développe sa part de rêve et assume l’avenir vers lequel elle propulse le regardant.
L’album photo est décidément bien loin qui renvoie à la simple consolidation des souvenirs et des nostalgies. Ici rien de tel : c’est l’image d’après, celle attendue, qui tend à s’imposer dans sa potentielle virtualité.
Il s’agit bien de cette quête incessante de la limite sans cesse repoussée. Et l’on pourrait imaginer que par une densification volontaire des moyens et de la pensée une seule image initiale pourrait être re-composée à l’infini en de multiples avatars, comme autant de miroirs de la curiosité toujours en éveil et du temps qui passe.
Mais cela ne peut-être : on l’aura compris, Gérard Bertrand ne saurait s’inscrire dans aucune logique fantasmée, il nous appartient de rester attentif aux surgissements à venir.
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